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LE DÉVELOPPEMENT DES VILLES ET DES TERRITOIRES INTELLIGENTS

Le sujet de la smart city fait couler beaucoup d’encre et monopolise les débats… se plaisant à brouiller les pistes. Car de quoi parle-t-on vraiment ici ? De nouvelles technologies, de nouvelles organisations, d’intelligence collective, de gestion optimisée des flux via l’outil numérique, de tout cela à la fois ? Et que vient faire ici l’Agence d’urbanisme ?...

Dans l’emag qui lui est consacré www.villeintelligente-mag.fr, la ville intelligente et connectée se définit comme « celle qui est en adéquation avec les usages et les besoins des citoyens. » Les innovations engagent en effet les villes (qui concentrent plus de la moitié de la population) dans une transition qui devra permettre de faciliter la vie quotidienne de leurs populations, en satisfaisant aux enjeux environnementaux, énergétiques, économiques… Des populations dont les usages évoluent, avec de nouveaux modes de consommation, de nouvelles façons de vivre au quotidien, de partager des intérêts communs au sein de réseaux divers…

Quelle que soit la définition retenue, on voit bien l’importance ici des données et le poids du numérique. C’est le nerf de la guerre. L’impact des plates-formes numériques sur la gestion des villes est un souci grandissant des acteurs publics. Pour la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), les données personnelles sont au cœur de la fabrique de la smart city : c’est d’ailleurs le thème de son 5e cahier d’innovation et de prospective paru en octobre, où, pour redonner aux collectivités l’occasion d’utiliser les données urbaines pour leurs missions de service public, elle élabore plusieurs scénarios… Le Conseil national du numérique est largement focalisé sur l’enjeu crucial de régulation des plates-formes numériques. Une prise de conscience massive dans la sphère publique, qui impacte directement les territoires. Mobilités, sécurité, logement… Quelle régulation ? Les collectivités vont devoir grandir en vigilance et en expertise, dans un rapport de force public / privé à équilibrer. Le rapport Belot paru au printemps 2017 l’affirme : la smart city implique une politique territoriale de la donnée et appelle à un renforcement des compétences des EPCI. Pour être plus précis, il suggère la création d’une nouvelle compétence obligatoire portant sur la recension, la gestion et le partage des données concernant le territoire…

La ville intelligente est d’abord affaire de partenariat, de collaboration et d’écosystème. Une équation bien comprise de la Métropole grenobloise, dont le projet Great (Grenoble Alpes Together, Manifestation d’Intérêt national "Territoire d’Innovation de Grande Ambition" du Programme d’Investissements d’Avenir de l'État) est précisément le reflet. Ce programme d’innovation repose sur l’articulation de trois plates-formes : le numérique, la créativité et l’humain. Il est notamment prévu la création d’une plateforme numérique, la crossdatathèque, qui réunira l’ensemble des données prélevées sur le territoire. L’Agence a d’ores et déjà manifesté son intérêt, et elle s’est rapprochée de French Tech in the Alps – Grenoble, société coopérative d’intérêt collectif, notamment dans le cadre du Festival Transfo, son festival du numérique. Une relation durable puisque des réflexions communes sont en cours autour de la transformation numérique du territoire.

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