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LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Il s’agit de rechercher sans plus tarder toutes les voies de renouvellement de notre système tributaire des énergies fossiles.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 apporte un nouveau cadre à la planification territoriale.

Désormais, les réseaux de distribution d’énergie doivent être intégrés au projet de territoire à l’échelle locale. Les documents d’urbanisme (SCoT et PLUi) constituent un relais majeur pour mettre en cohérence le développement du territoire et son approvisionnement énergétique. Leur élaboration offre de nombreuses possibilités pour réfléchir le projet de territoire à l’aune de l’énergie et pour créer des temps de concertation avec les distributeurs d’énergie.

La transition énergétique peine pourtant à se concrétiser dans les territoires. Les collectivités et les partenaires institutionnels, au regard de leurs compétences, n’ont pas un pouvoir de décision ou de maîtrise sur toutes les facettes de la transition énergétique. Mais il est 4 volets sur lesquels ils ont capacité à agir : l’offre en énergie ; la demande en énergie ; les valeurs sociétales et les comportements ; le niveau de gouvernance.

La Ville de Grenoble est volontariste en matière de transition énergétique. Elle a ouvert l’année 2017 en se voyant octroyer par l’Ademe le label Cit’ergie (pour une durée de 4 ans), lors des 18e assises européennes de la transition énergétique, saluant sa politique générale en matière d’énergie et de climat (plan écoles, collaboration avec la SPL Oser, fort taux d’utilisation des transports en commun par les Grenoblois, nouvelle tarification pour le stationnement, etc.).

L’échelle métropolitaine n’est pas en reste. Le 10 février, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et la ministre de l’environnement Ségolène Royal étaient présents pour toute une série de signatures en faveur de la transition énergétique et écologique du territoire, venant reconnaître l’action de la Métropole en la matière : signature du Pacte État-Métropole, signature de la Convention pour une métropole respirable ; signature d’un accord partenarial avec l’Ademe… Ces signatures n’ont rien de symboliques car elles assurent le soutien politique et financier de l’État aux projets innovants de la Métropole en matière environnementale, consacrée comme la «première métropole durable» selon les propres mots du Premier ministre Bernard Cazeneuve. Sans oublier de mentionner l’éligibilité du projet « biomasse » de la Métropole (retenu dans le cadre de l’appel à projets national du ministère de l’environnement), visant à la construction d’une Nouvelle unité de production (NUP) de chaleur durable, entièrement au bois, sur la Presqu’île scientifique.

Autre fait remarquable, l’alliance de la Métropole et du Parc naturel régional du Vercors dans la démarche Territoire à énergie positive (Tepos) qui permettra de concrétiser des actions communes en faveur de la transition énergétique. Cela grâce à la remise d’une enveloppe de 100 000 euros par la Région sur 3 ans, qui s’ajoute aux 2 millions d’euros d’aide de l’État dans le cadre de la labellisation Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV). Deux grandes priorités sont retenues : travailler sur la question des mobilités et des déplacements, et optimiser la ressource bois énergie. Le renouvellement électoral du printemps 2017 a vu l’arrivée de Nicolas Hulot au ministère de la transition énergétique et solidaire. Il a présenté le 6 juillet le Plan Climat du Gouvernement qui devrait mobiliser l’ensemble des ministères, sur la durée du quinquennat, pour accélérer la transition énergétique et climatique, et la mise en œuvre de l’accord de Paris.

Le réseau des 4 agences d’urbanisme d’Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec l’Ademe, est évidemment mobilisé, recherchant des orientations et des leviers pour l’action publique. C’est ainsi qu’a été publié dans la collection Ademe – Ils l’ont fait, un ouvrage pratique intitulé Transition énergétique : aménager son territoire. Les lecteurs peuvent trouver à s’inspirer des expériences d’aménagement et des exemples réussis d’urbanisme qui contribuent à la transition énergétique sur le territoire régional et participent sur le long terme à la résilience des territoires. Une autre publication récente à destination des collectivités est la note juridique de l’Agence consacrée à L’implantation d’une unité de méthanisation (processus aux avantages multiples et en plein développement) sur un territoire doté d’un PLU.

La question de l’énergie est de plus en plus présente au cœur des métiers et des travaux des agences d’urbanisme (pour Grenoble en 2017, voir par exemple la contribution au schéma directeur énergie de la Métropole dans le cadre d’une étude sur le réseau de chaleur urbain ou l’étude menée pour le SMTC sur la transition du parc de véhicules à l’horizon 2030). L’Aguram (Moselle) vient quant à elle d’organiser un hackatlon à Paris en collaboration avec ERDF et Enedis dans la perspective de faire émerger des projets innovants concrets pour accompagner les territoires dans la planification énergétique ou encore, les énergies renouvelables.

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